Le 13 mai dernier, à Montréal, la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL) a rassemblé plus de soixante-dix (70) participant·es et acteur·trices issu·es des Premières Nations et des milieux inuits pour une journée entièrement consacrée à l’économie sociale autochtone.
Un espace de réflexion, de partage et d’inspiration s’est ouvert dans les murs du Delta Hotels, alors que le tambour d’ouverture résonnait dans la salle principale pour donner le ton à une journée riche en apprentissages et en connexions.
Un pep talk pour ancrer l’économie sociale dans les valeurs
ancestrales
Dès la conférence d’ouverture, les participant·es ont été invité·es à reconsidérer l’économie sociale à travers le prisme des savoirs et pratiques traditionnels.
La conférencière invitée, Karine Awashish, a su établir des ponts puissants entre les principes de partage, de solidarité et de réciprocité — piliers des économies autochtones — et les modèles contemporains d’entrepreneuriat collectif. Une véritable bouffée d’inspiration qui a ravivé l’élan collectif pour bâtir autrement.
Donner voix aux initiatives porteuses
Le panel thématique de la matinée a permis de mettre en lumière des initiatives concrètes issues de divers secteurs : Mianscum Solidarity Coop (campements utilisés pour des séjours de transmission et d’immersion culturel traditionnel), Minwashin (entreprise culturelle et radios communautaires), Air Inuit (aviation), Wapikoni Mobile/Collectif des arts et des cultures des peuples autochtones.
Les échanges ont témoigné de la vitalité des entreprises d’économie sociale dans les communautés autochtones, mais aussi des défis systémiques qu’elles rencontrent. Malgré les embûches, une chose est ressortie clairement : ces entreprises jouent un rôle fondamental dans le mieux-être individuel et collectif.
Bingo, ateliers et remue-méninges 
La pause du midi a été ponctuée d’un bingo des entreprises, un jeu convivial pour favoriser le réseautage et découvrir la richesse des projets présents. L’après-midi a ensuite été divisée en deux blocs d’ateliers, chacun proposant deux activités aux thématiques complémentaires :
- Innovation en gestion des ressources humaines et Gouvernance adaptée dans les entreprises collectives ;
- Création de richesses en communauté et Stratégies pour faire connaître l’économie sociale.
Chacun de ces ateliers offrait un cadre participatif, alternant partages d’expériences, réflexion stratégique et ancrage culturel.
Une conclusion en cercle et en résonance 
Comme il se doit, la journée s’est conclue avec un cercle de partage, où les participant·es ont pu exprimer, à tour de rôle, ce qu’ils et elles retenaient de l’expérience. Les mots qui revenaient souvent : inspiration, fierté, solidarité et détermination.
Un mot de clôture empreint de gratitude a précédé un cocktail culturel en toute simplicité, où les échanges se sont poursuivis dans la joie et l’écoute. Lors du cocktail, l’ambiance musicale était assurée par Kris Kinokewin, un artiste atikamekw.
Une économie sociale à notre image
Ce rassemblement aura permis de nourrir des liens, d’allumer des idées et de renforcer un réseau en pleine croissance. Car l’économie sociale, quand elle est pensée à partir des réalités autochtones, devient bien plus qu’un modèle économique : elle devient un outil de transmission, d’émancipation et de guérison collective.
Tshinashkumitin, niaut, merci à toutes les personnes présentes et impliquées dans cette journée inoubliable.
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